27.06.2008

ça tombe bien

Hautetfort vient de m'avertir que j'avais atteint le seuil maximal de fichiers, je me dois donc d'entasser mes mondes ailleurs qu'ici... voici le nouveau lien, le nouveau livre de mes songes, et cela ne tombe pas plus mal, en ces temps difficiles il était nécessaire de changer d'horizon.

Ce blog restera néanmoins en ligne.

 

 

25.06.2008

"L'avalanche glacée au caramel..." [chanson sans son]

fabounet.jpg
.
.
 c'est au coeur de l'été
que tu pris mon coeur à la volée
je te priais de m'envoler
mon voleur
.
Aïe love you forever
fort rêveuse,
mon rêveur,
amoureuse
.
c'est au cul de l'automne
que je compris l'éternité
ces mots tonnent
je t'en prie redis-les
.
Aïe love you forever
envolée, fort rêveuse
mon lover, au voleur!
amoureuse
.
c'est au coeur de mon coeur
que poussent de ces fleurs
au parfum coloré
sans frousse, ensorcelées
 .
Aïe
Aïe love you forever
fort rêveuse
ô lover, au voleur!

24.06.2008

Je le crie haut et fort

c'est un peu comme dans 1984... c'est un peu 2 comme 2 ans, 2 mois d'attente... un peu trop mais pas assez. 284, ce putain de numéro qu'on m'a collé et qui restera gravé dans ma tête jusqu'à mon amnésie ou bien Alzheimer qui sait...

ce crétin de numéro, ce big brother des temps modernes, ne dictera pas mon coeur. Alors je lui fais un gros fuck au pays des phoques nom d'un chien de concours. Je l'emmerde bien comme il faut, parce qu'il m'en faut plus pour redescendre sur terre. Je est un rêveur.

A bas les Dolipranes, vive la musique! comme dit Albert Jacquard, au fond il n'y a que ça qui compte vraiment.

si près du but... au fond ces quelques points qui me manquaient, me remettent peut-être sur la voie qui me correspond le mieux... ce n'était pas la pharmacie, trop commercial encore. Je ne veux pas que ma vie serve à alimenter un système que je rejette.

J'ai trouvé, enfin! Au jeu d'échec je suis la reine, yeah!

22.06.2008

patch à la réglisse

Et il ne reste plus qu'à mourrir d'attente...

 

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(fait à l'instant... à quoi bon?)

coup de coeur inattendu

 

julien-dore-les-limites.jpg

 

Ce type m'intriguait depuis un moment. Il se trouve qu'un soir en bord de mer, je fus contrainte de regarder la finale de la nouvelle star avec ma grand-mère plutôt fan. D'ordinaire cette émission me fait plutôt rigoler, quoique je la trouve même triste, tous ces gens qui chantent platement avec toute leur âme. Mais cette fois c'était différent, ce type avait quelque chose. Non, je ne trouvais ni frissons dans sa voix, ni charme à sa gueule de magazine. Juste de l'originalité, quelque chose de différent, d'insaisissable sur le moment, presque dérangeant. J'ai adoré ce type ce soir là, tout en étant convaincue qu'il n'était pas fait pour la musique...

Ce matin je me suis levée avec l'ennui veillant sur moi. Et puis je suis tombée sur Ersatz, mot qui m'avait fait bloqué à la fac et dont j'avais eu du mal à trouver la définition. J'en écoute une, puis deux,  puis je suis perdue: toujours ce truc insaisissable. J'aime mais je n'aime pas. Trop calqué sur bashung (les bords de mer), gainsbourg (ss in uruguay), arno (de mots), philippe katerine (soirées parisiennes)... mais après quelques minutes je me rends compte que l'album n'est pas qu'un vulgaire tas de photocopies. Il y a bien quelque chose de prenant, des paroles et quelques exceptions musicales comme "bouche pute" qui s'achève et nous achève avec la voix envoutante de Christophe. "Qu'est-ce qu'un artiste pareil vient foutre sur l'album du gagnant de la nouvelle star?" je me rends compte au bout d'un certain temps que ce n'est pas un hasard.

L'album touche un peu à tous les styles, tout en restant homogène et même si je n'adhère pas du début à la fin, 3 ou 4 chansons me paraissent assez exceptionnelles.

"bouche pute" est écoutable dans la colonne de droite normalement. Je dirais que la première moitiée de la chanson est à écouter pour les paroles et la deuxième pour la musique... quant à moi, je m'annihile encore pour quelque temps et reviendrai plus tard avec quelques textes qui se construisent progressivement dans ma tête.

MON COEUR EST EN TRAVAUX POUR L'ETE.

13.06.2008

Gribouille de grenouille

Post-it:

 demain dès l'aube j'irai... etc... sur les routes de la verdure, en quête de rivières pourpres et sirotant des arcs-en-ciels. J'abandonne la toile quelques milliers de secondes pour tisser d'autres liens avec la nature.

Et comme le goût d'écrire ne me revient pas, ou du moins le goût du partage, j'ose timidement vous faire part de l'album "gribouillis d'oiseaux" dans la colonne de droite, mis à jour.

Puisque je préfère, ces temps-ci, m'effondrer dans l'alchimie des couleurs, ou chialer en noir et blanc. Putain.

02.06.2008

Jeu du pendu (remanié)

Tu es là
Devant cette cathédrale
La porte rouge
Tu balances ton cœur
Tu es
L’étoile qui pleure
Tu es
La nuit, un gouffre
Un souffle empreint de noir
Une ombre dans la foule,
Avalé
tes yeux cousus par les larmes
Tu écoute
Les cris du vide
Les orgues qui gémissent
Le bruit du silence
Tu es

 

la nuit
un arc-en ciel en noir et blanc

 

ligoté au néant
Tu es
ce chapeau vagabond,
Les souliers dans le ciment
Le « oh la haut là » dans la bouche des gens
Tu es là
Devant cette cathédrale  
Ton cœur figé
Balance
Au bout de ton cartable

 embrasse le vent embrasse
embrasse le néant

Tué là !

 



 

15.03.2008

Amour liquide

° 

Il n'y a pas que les chagrins d'amour
Le fantôme d'une nuit incandescente
Explore mon coeur de plein jour
Ressuscitant nos langueurs évanescentes

J'aime dessiner ton visage
En apesenteur dans le décor
Tout comme les mirages
De nos délicieux accords

Le soleil s'évapore
Je songe à l'évasion
Si tu m'implores
Je songe à l'invasion

Trébucher sur tes lèvres
Le coeur comme un tambour
Il n'y a pas que les chagrins d'amour...

°

08.03.2008

La note du jour

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26.01.2008

Virée nocturne

Je fixe la lune, un point mobile sur la surface de l'eau. Les pieds battant le vide ou, du moins, l'esprit survolant les péniches. Comment mon corps s'est-il retrouvé là? Tel un vulgaire chwing-gum incrusté dans la pierre... Mes pupilles captent des paysages qui gondolent, des lueurs floues et des picotements humides. La ville scintille dans les profondeurs du fleuve qui glisse sous moi. Comment une telle force de courant laisse-t-elle intact les contre-plongées architecturales de ces bâtiments immobiles? Pourquoi le fleuve n'emporte-t-il pas tout sur son passage, défigurant nos images aériennes? Je ferme les yeux et voilà que les couleurs se mélangent comme sur une toile dégoulinante. C'est amusant. J'ouvre enfin les yeux et vire de bord afin de rejoindre la terre ferme. Un long filet rose et collant me relie à la place chaude que je viens de quitter. De petites araignées funambules s'aventurent sur ce cordon ombilical et viennent tisser des métaphores à l'intérieur de mon encéphale gauche.
   Je rejoins furtivement les entrailles de notre jungle urbaine. Des boyaux mécaniques m'avalent et me recrachent quelques mètres plus loin. La ville a la fièvre des Hommes. Je suis quelque peu émétique, un simple parasite intestinal de la planète grise. J'écoute les battements réguliers de ce labyrinthe souterrain; ses grincements mélodiques s'infiltrent en moi à travers mes conduits auditifs, encrassés par nos multiples radios-casseroles implantées ici, là et dans le ciel. J'empreinte l'escalator métallique qui mène à l'épiderme de notre Pachamama moderne.   Enfin le sol ralentit. Silence. Seuls mes acouphènes sifflotent joyeusement dans ma tête, comme des fantômes pleins de sarcasmes, insaisissables. Alors je pousse une porte noctambule, de celles qui veillent tard dans la nuit morte. Celle-ci filtre des mélodies même les soirs d'hiver. Elle donne sur un comptoir grignoté par le temps. Les cris des hiboux sous le bitume m'ont donné froid dans le dos. Je commande un thé bien chaud dans ce bar anachronique. Des filles aux cheveux de laine et aux yeux mauves dansent gaiement, entremêlées dans les sourires des hommes. Des hommes aux joues alizarines dont on ne sait si la couleur vient de leur brevage ou des pupilles agicheuses de ces demoiselles. D'autres parlent et rient dans des langues qui ne me parlent pas; d'autres encore discutent de musique, en français semble-t-il. Je déteste la langue des musiciens, je préfère l'accent de leurs instruments.
  Tout semble s'agiter dans des tourbillons de nicotine tantôt pourpres tantôt pétroles. Les notes s'accélèrent et puis retombent, retombent et se relèvent. Les gens s'amusent, diluent leur salive dans des notes alcoolisées ou des baisers farouches sur des accords manouches. Moi je suis le jouet placide de ce spectacle sucré-salé. Je me laisse aller d'un bout à l'autre de la petite pièce, transporté dans mon chaos immobile. Enfermée dans mon univers hermétique, mes couleurs invisibles et mes idées diaphanes. Parfois je vois des doigts claquer devant mes yeux et ceux-ci coupent violemment le fil de mes rêves. Il m'arrive de ne pas vouloir faire partie du paysage et l'observer en silence, en être invisible que je suis. Tel un pantin accroché à l'univers, je ne suis plus maître de moi. Le temps s'abandonne à des tempos nihilistes. Et lorsque je me cogne un peu trop fort à mes rêves et que la musique devient un flux trop puissant dans mes veines fébriles, alors je cueille un sourire sur les lèvres d'un voisin et je me fais miroir un instant. Le temps de reprendre mon souffle. Le temps de me demander: pourquoi suis-je là? un court instant, juste assez long pour me rendre compte que non, je ne suis pas là. Je suis chez moi, je suis dehors, dans une bibliothèque ou même nulle part. Je ne suis qu'une fille perdue sur la Lune, loin des drapeaux américains.

03.11.2007

Les mots orphelins

Eclats de nuit

Fracas d'ennui

Fuite lente

Vers un rêve

Dans l'envers

        du décor.

 

De verres en vers

Et rêves en rêves

Ivre de larmes

Des nuits sans charme

Des nuits qui m'enchaînent

        et que j'enchaîne.

 

Entre quatre murs

Les cris obscurs

Du silence incessant

Scient mes sens

Sans lassitude

S'enlacer de songes

Sang de mensonges

Le Sans nous ronge

Sans personne.

 

Etrangler la pendule!

Pendu à la tringle

Du temps buccolique

Bocal de mots

Et monologues qui bullent

 

                     bulle

     bulle et vodka

 

Eclats sans bruit

Fracas de vie

Fuite indolente

De verres en rêves

Dans l'envers...

        du décor

30.09.2007

Imprévu

Il pleut depuis hier et le vent s'est levé. La ville se délave. Le ciel coule sur elle, éparpillant ses couleurs sur le bitume.
Ce que j'aime quand il fait ce temps là, ce sont les trottoirs. Ils ont quelque chose de poétique, quelque chose de magnifique. On voit le ciel sous nos pieds. On marche à l'envers. On marche dans l'univers. Notre ombre sous un sombre parapluie patauge dans les flaques d'arcs-en-ciel. Les trottoirs sont remplis de reflets, le monde est deux fois plus grand.
J'aime aussi les grandes baies vitrées, qu'il pleuve ou non. J'aime les fenêtres en sable brûlé. J'aime surtout les grands immeubles de mon quartier. Le ciel s'y reflette en mosaïque, dans chaque petit carré de vitre.
J'aime rester des heures sur un pont, observer la ville gondulant sur la surface de l'eau.

L'eau. Voilà ce que j'aime. Et aujourd'hui je marche dans un avant-goût d'automne. Mes vêtements me collent à la peau et dégoulinent sur mes livres colorés qui pleuvent en bleu et vert sur le goudron. Les fenêtres me regardent tristement le long de la rue. Elles pleurent. Tout comme le ciel, tout comme mon coeur. Des feuilles en forme d'étoiles se meurent sur le trottoir dans des éclats pourpre, orange et mordoré.
Il pleut, il fait si beau! J'aime ce temps-là. Je me confonds avec la ville. Il pleut en moi, il pleut sur moi, il pleut dans mes oreilles des notes de mélancolie («la molinera», Tony Gatlif).
Je suis nostalgique. Je me souviens trop précisément de ce temps là. Ce temps où je n'étais plus qu'un bout de chair fixant le plafond du matin au soir, branchée sur une chaîne hi-fi.
Il pleut, il pleut, il pleut!
Et je me fiche bien que le ciel pisse sur ma tête. Je me fiche bien que mes formules mathématiques dégoulinent par terre. Que toute l'encre fiche le camp sur le bitume! Peu importe.
Je zig-zag entre les arbres qui se sont teint les cheveux en rouge. Je franchis la porte de mon immeuble, monte les escaliers dans le noir et arrive enfin dans un couloir vert, ou gris je ne sais plus.
Des maux hurlent dans ma tête: qui sont-ils, ces gens que je croise comme des fantômes errants. Qui sont ces gens qui se cachent sous leurs grands parapluies? Qui sont ces êtres au visage placide et aux yeux agoraphobes? Qui sont ces gens qui vivent autour de nous, dans des milliards de mondes parallèles? A quoi pensent-ils aujourd'hui?

J'aime l'eau. Celle qui bulle dans ma tête. J'aime cette pluie de métaphores. Suis-je vraiment seule dans mon monde?
Alors je colle, incrédule, des papiers sur les portes de mes voisins de pallier:
regardez-vous, vous aussi, vos rêves dans les trottoirs, les jours de pluie?

J'entre chez moi, une pièce unique au coeur du chaos urbain. Il fait sombre mais je préfère ça.
Et je reste là, au centre de mes quatre murs, mon casque sur les oreilles et un univers débordant de ma tête.
Un jour...
Deux jours...
Toujours.

31.08.2007

Attente d'un soir

°

 

 

L’aurore, comme un voile où valsent les couleurs, s’accroche au soleil essoufflé.

Funestes couleurs, éphémères.

Sublime.

Intouchable.

J’ai les pupilles comme des billes colorées

      et le cœur gorgé d’eau...

.

 

Accoudée à l’horizon

J’attends ton fantôme

Tes lèvres nicotines

Tes baisers poison

 

 .

 

Cruelle lune

Pilleuse d’aurores

Ta nuit assassine mes couleurs

Mon cœur brûle de froid

 

.

Il fait nuit. Je n’attends plus.

Près d’un arbre je m’assois

Je décapite des fleurs

Pour une prochaine fois…

.

.

.

[Aïe love you]

°

 

27.08.2007

Babouches noctambules

Les rues sont calmes. La nuit s’infiltre sous les jupes des putains. Leurs bouches sourient mais leur cœur est éteint.
Comme chaque soir, la lune repose à la surface de l’eau. Comme chaque soir, des enfants se jettent des ponts et trébuchent dans le ciel.

Je marche entre les arbres squelettiques qui tendent leurs bras aux étoiles. Par moment le sol semble s’enfoncer sous mes pas, comme mou, et sent la merde.
Il y a, sur un banc, un homme dont le visage est rongé par une épaisse barbe grisonnante ; j’aperçois des pissenlits émergeant sur son front et ses mains prennent racine dans le bois mort.
La rue carnassière.
Les clochards célestes s’enivrent d’horizons sucrés.
Des junkies se piquent encore de frissons colorés tandis que d’autres fixent Saturne, étendus sur le pavé.
On entend ici et là, des rires d’ivresse et des éclats de verre tandis que moi, je trinque avec la lune, en écoutant Leonard Cohen.

Et je tangue, je divague, je m’enfonce dans la nuit, kidnappant dans mon cœur, d’étranges soleils.
Des mélodies fantômes flottent et sifflotent dans mes veines. J’ai le cœur bleu marine. Je souffle mes rêves dans des bulles nocturnes.
Et je tangue, je m’enfuis dans d’exquises mélancolies, des images remplies d’odeurs et des sons qui me brûlent.
Dos sur le bitume, je baise avec les étoiles.
Le temps s’évapore.

Mais voilà que la nuit s’essouffle et les ombres se faufilent pour échapper à la foule. Les pendules reprennent du tempo.

Des putains s’endorment dans les camions, tandis que des enfants fixent les péniches. Il n’y a plus d’ivrognes, que des cravates puritaines.
Il n’y a plus de rêve, ni lune ni soleil.

Il est temps. Le silence se résigne et quitte les rues, larmes aux yeux, pour se blottir, doucement, dans la bouche des mendiants.

23.06.2007

Crime nocturne

La nuit s’écoule sur la ville. On entend au loin le vague à l’âme de l’océan. Les soupirs de la lune me fendent le crâne. Je crache des bulles de savon dans le ciel de pétrole. Le vent pousse des lamentations et me tire les cheveux.
J’avance à travers la vieille ville. J’embrasse la solitude, elle est de bonne compagnie. Je croise ici et là tantôt des chats vagabonds tantôt des étoiles agonisant dans la brume et la fumée de ma cigarette égaie mon infortune.
Je donne par moment des petits coups de pied au cul des bouteilles qui se prélassent sur le pavé. J’arrive enfin devant l’église.
Je pose à terre mon baluchon et j’en sors un petit pistolet argenté que je charge aussitôt. Voilà. Il est l’heure.
L’heure de flinguer la lune au-dessus du clocher.

Pan !
Un écho pourpre
Un nuage de poussière

Je l’ai eue !
Elle tombe ! Elle s’écrase sur l’église dans un bruit sourd.
Je jure, je crache et je m’en retourne sur mes pas, le cœur léger.

21.06.2007

L'amante du bistrot

Au puit de l'amour
je puise des larmes
des espoirs sans retour
épuisée de langueur
.
Tes sourires me désarment,
je rougis à t'entendre
et souvent je m'écoeure
à cent fois m'y reprendre
.
J'ai bien quelque amant
pendu à mes lèvres
mais je me fiche vraiment
de leurs romances mièvres
.
Je préfère ce comptoir
à leur mensonges blessants,
ma peine, mon désespoir
et ton air indifférent
.
Et oui j'ai le coeur décadent!
Et juste je sombre
inéxorablement
dans ce verre que tu me tends. 

[musique: Epumbu de Zaragraf] 

09.06.2007

Les nuits tsiganes

 

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° 

 

"Il faisait humide, ça sentait bon, une odeur de fleurs mêlée à la sueur des cigarettes de quelques junk' dépravés. Une poignée de jeunes allumés dans les gradins et le reste n'était pas de ma tranche d'âge. A croire qu'il n'y a que les grisonnant qui aime le flamenco

J'ai comme eu un pincement au coeur quand Tony Gatlif s'est pointé dans l'ombre, en retrait de la scène, à peine visible. Il écrivait des choses en regardant le spectacle. 

Les flammes dansaient sur la scène rouge. Et cette fille qui tournait, toute blanche, comme une figurine de boîte à musique... Et ces voix qui emplissaient la nuit...

Si seulement j'avais pu arrêter le temps. "

°

11.05.2007

Combler le néant

Etendue dans l'azur

Je brode des étoiles

Sur les immenses voiles

Du vide qui me torture 

° 

10.05.2007

Baisers de chaos

Il pleut

Du blanc

Du noir

Du désespoir

 

Elle pleure

Aspirée par l'aurore

Peignant la nuit 

Sur le do d'un piano

Indolent

S'envolant

 

Elle veut simplement

Un baiser élastique

Sous l'oeil des moustiques

Qui veillent, simplement

 

Il pleut du vert

De ses yeux couverts

Il pleut des vers

Sur ses lèvres de verre

 

La vodka rince le néant

Dans un bouquet de violons

Elle verse un océan

Le coeur brouillon

 

D'étranges papillons

Jouent des comptines

Au creux de son oreille 

Et un chat miaule

Une fleur entre les dents 

 

 Mélancolique

  Elle souffle du mauve

Du bleu organique 

Accoudée à l'horizon

 

Que c'est con

Le silence des maux 

Et les baisers de chaos

Sans écho 

            k

 

 

Nuit d'amants

°

 Brise l’horloge

Maquille la nuit

Enlace moi

D’un collier d’étoiles,

De baisers bleus


Avant que l’aube,

D’un voile nous efface,

 Embrasse-moi

 

° 

09.05.2007

Présentation con-ventionnelle

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Nous sommes un 9 mai parmi tant d'autres. Des violons tziganes coulent dans mes oreilles, descendent le long de mes veines, s'enfoncent dans mon coeur et remontent par mes artères, tranquillement. Je marche, le hasard guide mes pas.
Le soleil peint les paysages de vives couleurs, mais il pleut sous mon chapeau. Un jour comme les autres.
C'est pourtant ce jour que j'ai choisi pour libérer Mowglie.
Mowglie c'est cet être étrange enfermé en moi et que j'étouffe dans la réalité. C'est ce que je redoute de dévoiler, ce qui se cache sous ma coquille, ce qu'il se dit dans un coin de ma tête et que je tais; ce sont toutes ces choses que je hurle bouche cousue et le regard placide.
  
C'est cette bulle que j'ai choisi pour laisser pousser mon jardin bucolique.
Bonne visite aux vagabonds.